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Coup de coeur #1 : Méduse-moi !

La Méduse du Caravage est sûrement son oeuvre la plus célèbre. La Gorgone à la chevelure venimeuse n’a de cesse de fasciner, que ce soit dans l’art avec ses nombreuses représentations mais aussi dans la mode. On vous parle aujourd’hui de notre premier fashion coup de coeur qui allie justement ces deux domaines sur une… chaussette et de l’histoire de ce tableau mythique ! 

Vous avez sûrement déjà aperçu la magnifique représentation de Médusa par le Caravage, éclatante de réalisme, l’oeuvre conservée à la galerie des Offices, à Florence, en Italie, ne laisse personne indiffèrent. Outre les nombreuses représentations de la Gorgone, Médusa, monstre mythique de la mythologique grecque, inspire aussi du côté de la mode. N’est-elle pas l’emblème choisi par Gianni Versace pour sa maison de Haute Couture ? Au sujet de ce choix, Versace aurait expliqué que quand Médusa charmait un homme, ce dernier n’avait plus aucun moyen de faire machine arrière. Comprenez donc qu’il souhaitait que ses collections, portées à travers le monde, suscitent l’admiration, la séduction et parfois même le scandale. Mais l’influence du mythe de la Gorgone ne s’arrête pas là et peut même se retrouver sous une autre forme de couture, à savoir, celle de vos chaussettes ! Notre coup de coeur du jour vient de chez Curatorsocks une marque de chaussettes qui s’inspire de la beauté et de l’émotion de certains des plus grands chefs-d’oeuvre de la peinture. D’oeuvres d’art iconiques, on passe à une toile magnifiquement tricotée conçue et produite au Portugal. Et vous l’aurez compris, c’est sur la paire en hommage au tableau du Caravage que nous avons jeté notre dévolu aujourd’hui. Ornée de plusieurs petites têtes de la Médusa du Caravage, cette paire fera le bonheur de ceux qui ont le souci du détail et qui aiment l’originalité de la tête aux pieds. Attention, cela dit à ne pas pied-trifier tout le monde sur votre passage. Et au-delà de l’aspect mode, on peut, entre autres, apercevoir une Gorgone sur le drapeau sicilien et dans le jeu vidéo Assassin’s Creed, où le joueur doit tuer Médusa afin de trouver un artéfact. Pour ne pas vous laisser sur votre faim, un retour sur l’histoire du chef-d’oeuvre du Caravage s’impose. 

Capture d’écran du site Curatorsocks

Entre clair-obscur, bouclier et mythologie grecque 

Le Caravage, de son vrai nom Michelangelo Merisi da Caravaggio (le « da » italien renvoie, ici, au « de » français, notifiant le lieu d’origine) est un peintre italien baroque de la fin du XVIè siècle, début XVIIè. Il tient son nom de Caravaggio, une ville en Italie, située en Lombardie, d’où sa famille était originaire. À l’époque, il était commun pour un artiste d’être surnommé en fonction du nom de sa ville ou de son village d’origine. C’était notamment le cas pour Léonard de Vinci, originaire du village de Vinci, situé près de Florence. Mais revenons-en au Caravage. Cet artiste dont la peinture a énormément influencé, que ce soit en Italie ou en Europe, a laissé une emprunte indélébile. Le peintre connaîtra en effet le succès de son vivant mais son influence a posteriori n’en sera que plus belle avec, notamment, l’apparition du courant pictural appelé caravagisme. Ses tableaux marquaient par leur réalisme, jugé parfois scandaleux et brutal, mais aussi par leur puissant jeu de lumière. En effet, Caravage utilisait, dans ses oeuvres, une technique picturale novatrice : le clair-obscur. Les scènes représentées par le peintre comprenaient de nombreux contrastes de lumière et d’ombre, emblématiques de son style. L’artiste souhaitait, à travers ses tableaux, témoigner au mieux des émotions humaines et il s’inspirait d’ailleurs énormément de ses propres expressions, en s’observant dans le miroir, pour apporter cette dimension si réaliste et dramatique à ses personnages. C’est ainsi qu’il peint entre 1597 et 1598, à Milan, sûrement son oeuvre la plus célèbre : Médusa. Chose peu commune, cette oeuvre n’est pas une toile mais un bouclier rond, idéal pour les combats rapprochés

Une oeuvre médusante…

Le bouclier est en bois poli et brille tel un miroir. La forme du bouclier accentue l’expression de Médusa et les serpents en guise de cheveux autour de sa tête apportent une sorte de perpective à l’oeuvre. Caravage, comme à son habitude, joue avec les lumières et les ombres pour un résultat à nous laisser médusés. Le bouclier avec la Gorgone lui est commandé par son plus grand mécène, le cardinal Francesco Del Monte, grand collectionneur d’art italien qui souhaite l’offrir au duc de Toscane. Mais pourquoi peindre Médusa sur un tel support ? Pour avoir un élément de réponse, il faut remonter à la mythologie grecque et à l’origine de la Gorgone. Comme dans tout récit, plusieurs versions cohabitent. Une chose est sûre Médusa, est une Gorgone, qualifiée par Homère dans l’Odyssée comme un « monstre des Enfers ». Dans certaines versions, il semblerait qu’elle ne soit pas née avec des serpents sur la tête et un regard à éviter car pétrifiant. Il est avancé qu’elle aurait été victime d’une malédiction de la déesse grecque Athéna qui n’aurait pas supporté que Poséidon courtise la belle Médusa. C’est seulement à l’issue de celle-ci que les attributs qu’on lui connaît apparaissent et qu’elle devient une créature monstrueuse redoutée et redoutable. 

Entre alors en jeu Persée, fils de Danaé et Zeus, qui est envoyé pour tuer la Méduse. Pour vous la faire courte, puisque ce mythe de Persée et de Médusa est encore sous fond d’histoire d’amour, de haine et de vengeance, le père de Danaé la jette, elle et son fils Persée, à la mer se fiant à une prédiction selon laquelle son petit-fils le tuerait dans le futur. La mère et son fils sont sauvés par un certain Dictys qui élève Persée comme son fils. L’histoire pourrait s’arrêter là avec un joli happy ending mais c’était sans compter sur Polydectes, frère de Dictys qui convoite Danaé (sa belle-soeur, donc). Accrochez-vous bien pour la suite. Afin de l’épouser, il souhaite se débarrasser de Persée, le fils très protecteur de sa mère, et l’envoie dans une quête particulièrement périlleuse : lui ramener la tête de Médusa qui, soit dit en passant, n’avait rien demandé à personne. Persée affronte donc la Méduse et pense à un subterfuge intéressant afin d’éviter le regard pétrifiant de la Gorgone. Il utilise un bouclier en guise de miroir qu’il retourne contre elle et c’est donc, en quelque sorte, l’arroseur arrosé. Dans la surprise et la terreur de voir son propre reflet, Médusa est déconcertée et Persée en profite pour lui couper la tête. Le choix de Caravage de peindre la tête décapitée de la méduse sur un bouclier n’est donc en rien le fruit du hasard… 

L’info en + : On appelle « Gorgonéion », la représentation de la tête d’une Gorgone, généralement Médusa, sculptée, gravée dans la pierre, ou encore dessinée, avec des serpents émergeant de sa tête. 

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Fondatrice de thedaybriefing.com

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